Réponse courte : difficilement. La loi n'impose pas d'outil particulier, mais elle impose des garanties que la plupart des tableurs partagés ne tiennent pas : traçabilité des corrections, accès de chaque travailleur à ses propres données et conservation fiable pendant cinq ans.
Ce que la loi demande au registre
À partir du 1er janvier 2027, l'enregistrement du temps de travail devient obligatoire pour tous les employeurs belges : début, fin et pauses de chaque journée, pour chaque travailleur. Le texte pose trois exigences qui font la différence avec un simple relevé d'heures :
- La fiabilité : une correction ne peut pas écraser silencieusement la valeur d'origine, elle doit laisser une trace
- L'accès du travailleur : chaque salarié doit pouvoir consulter ses propres enregistrements
- La conservation : cinq ans de données, présentables lors d'un contrôle de l'inspection sociale
Où le tableur casse
Un fichier Excel partagé peut enregistrer des heures. Ce qu'il ne sait pas faire, c'est prouver qu'elles n'ont pas été modifiées après coup : n'importe qui avec l'accès au fichier peut réécrire la semaine passée sans laisser de trace. Donner à chaque salarié l'accès à ses seules données demande des acrobaties, et la conservation sur cinq ans repose sur la discipline de sauvegarde de quelqu'un.
Lors d'un contrôle, c'est l'employeur qui doit démontrer la fiabilité du registre. Un fichier modifiable à volonté part avec un handicap.
Ce qu'il faut à la place
Pas besoin d'une badgeuse murale ni d'un système industriel : un outil qui trace chaque correction avec son auteur, montre à chaque travailleur ses journées et conserve l'historique suffit. C'est exactement le périmètre du module Pointage de GestAccount, inclus dans le plan Conformité à 19 EUR par mois, facturation électronique comprise. Le guide complet de l'obligation 2027 est ici.